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Histoire

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La commune
Le village et la paroisse de Dompierre sont mentionnés pour la 1ère fois en 587.
Dompierre se nommait Dommun Petri en 961, Domnus Petrus en 1180, Dunpero en 1200, Donperro en 1228, Dompierre près Payerne, Dompierre-le- Petit pour le distinguer de Dompierre-le- Grand, soit Carignan en 1553.

Vers la fin du VIe siècle, St-Maire, évêque de Lausanne, donna au couvent de Payerne des terres que lui-même ou l’évêché d’Avenches possédait à Payerne, Corcelles et Dompierre, réservant au Chapitre de la cathédrale le droit de dîme sur ces biens ; celles de Corcelles et de Dompierre lui furent plus tard enlevées par les sires de Montagny.



L’évêque St-Maire fut enseveli à l’église dédiée à St-Thyrse qui prit par la suite son nom. Elle était occupée par une communauté de chanoines formant le prieuré dit de St-Maire.
Comme nous le prouvent les documents, Dompierre fut donné à St-Maire par l’évêque Landry en 1175 ; le don comprenait l’église, l’hôpital et leurs dépendances. Toutefois nous manquons d’informations concernant cet hôpital.
La seigneurie de Dompierre appartenait en 1443 à Claude Anglais, porte-enseigne dans le duché de Savoie. Il passa à Fribourg à la fin du XVe siècle.


L’Etat fribourgeois acheta la dîme en 1639. Celle-ci occasionna de nombreuses difficultés avec gouvernement bernois, propriétaire des anciens droits féodaux du couvent de Payerne.
Dompierre fut rattaché au bailliage de Montagny jusqu’en 1798, au district d’Avenches jusqu’en 1803, à l’arrondissement et district de Montagny de 1803 à 1830, au district de Dompierre jusqu’en 1848.


Le Château de Dompierre, propriété de la famille Jeanne et Fernand Vonlanthen, a été le siège de la Préfecture de 1814 à 1848.
De 1827 à 1854, le bâtiment communal était la propriété du gouvernement de Fribourg et a abrité le tribunal, le greffe, la gendarmerie et une prison.
C’est en 1922 que la Commune de Dompierre l’a racheté et y a aménagé 2 salles de classes et le bureau communal.
 


L'église   
Une église existait déjà en 961 mais il n'est pas impossible qu'il y en ait eu une au VIème siècle, dédiée à Saint-Pierre.

En 1453, le maître-autel n'était pas consacré ; les visiteurs délégués de l'évêque Saluces prescrivirent de le faire consacrer dans l'espace de deux ans. Les fenêtres du chœur n'étaient pas vitrées ; ils ordonnèrent de les vitrer ou les garnir de toile. Les murs lézardés et crevassés montraient le pitoyable état de la maison de Dieu ; les visiteurs ordonnèrent de les réparer et d'en boucher les lézardes à l'intérieur et à l'extérieur. Le toit devait être en bon état. On avait commencé à construire la muraille autour du cimetière qui, auparavant, était probablement ouvert et sans palissade.

Le mobilier était conforme à la pauvreté du bâtiment : les deux calices devaient être dorés, aucune lumière ne brillait devant le St-Sacrement, il n'y avait pas de lanterne pour accompagner le Viatique chez les malades.

Il y a avait encore deux autels, l'un dédié à St-Antoine et l'autre à St-Jean-Baptiste, mais ils n'étaient pas dotés.

En 1525, on construisit une nouvelle église où on y fit des réparations considérables. Un arrêté du Conseil déclare que ceux qui ont des droits fédéraux à percevoir dans le territoire de Dompierre doivent contribuer proportionnellement à la bâtisse de l'église. En 1595, le Conseil donna 3000 tuiles pour la nouvelle construction.

En 1527, le seigneur de Brandis posa ses armoiries au pied du cimetière de Dompierre, à côté de celles de l'Etat de Fribourg.

La tour de l'église fut construite en 1728. Pierre, fils de Claude Monnier, de Dompierre, légua par testament du 2 avril 1632 la somme de 432 florins " pour fonder et bâtir une tour ou un nouveau clocher ", la rente de ce capital devait être distribuée aux pauvres jusqu'au jour où l'on commencerait sa construction.


L'école 
La paroisse de Dompierre est peut-être la première à avoir possédé une école. La fondation Antonie est le premier document rencontré sur les écoles de la campagne. Les premiers maîtres furent les chapelains et, en 1612, un curé unit aux fonctions pastorales la charge de maître d'école. L'Etat y consent volontiers " …vu le zèle que nos dits bien aymés subjects ont par cydevant employé a bien élever la jeunesse en la crainte de Dieu et qu'ils continuent de mieux en mieux… ". Ces quelques lignes sont l'éloge du clergé, de la paroisse et de l'Etat ; elles nous prouvent le zèle de tous pour l'instruction de la jeunesse.

Dans l'enquête de 1798, il est dit : " De tout temps, il n'y a eu dans cette paroisse qu'un seul régent d'école pour les deux communes de Russy et de Dompierre. Il enseigne la lecture, l'écriture et le catéchisme a environ 60 enfants, dont 45 de Dompierre. Ordinairement, de Pâques à la St-Michel (29 septembre), il n'y a pas d'école ".

Le curé seul avait la surveillance de l'école et du régent. Le salaire consistait en son logement, la jouissance d'une chenevière de la contenance de deux bichets, un louis de la fondation Rossier, d'un demi-bichet de seigle et 5 batz (75 c.) par enfant, un demi-bichet de seigle et un demi-bichet d'avoine par ménage de la paroisse, ce qui se monte à 8 sacs moitié seigle, moitié avoine.

En 1798, le village de Russy établit une école pour 15 enfants. Clément Moura, qui fut pendant 9 ans régent à Dompierre, y enseignait la lecture et l'écriture, un peu de calcul, pendant 9 mois de l'année et 3 heures par jour.
Livres : L'instruction de la jeunesse, la civilité chrétienne ; la Feuille populaire, un livre d'histoire.
Salaire : 5 ½ écus neufs et 18 bichets, moitié blé et moitié avoine.

    

Mis à jour (Mardi, 15 Novembre 2011 09:25)